L'Atlas est un document de connaissance partagée qui permet de traduire sur le territoire le terme de Paysage défini par la Convention européenne : "partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et leurs interrelations".
De loin, de près…
Massif cantalien, vallée du Mars. En surplombant la vallée depuis la carapace volcanique de la planèze, on est saisi par sa remarquable découpe, la forme en auge laissée par le glacier. Les versant boisés contrastent singulièrement avec les étendues des estives. On se pose la question de nommer le réseau de haies qui définit très nettement le fond de la vallée et l'identifie comme un espace privilégié, celui des villages et des exploitations agricoles. Un bocage ?
En plongeant dans la vallée, ce qui s'identifiait nettement vu de haut se révèle comme un labyrinthe complexe de parois arborées, d'épais cordons boisés, desquels émergent à grand peine le dessin des route et des villages. Ces structures paysagères, les agriculteurs les présentent comme une marque de l'abandon ou du laisser-faire. Ce qu'un écologue regarderait peut-être comme un maillage adéquat de corridors biologiques entre les deux forêts de versant, l'agriculteur l'interprète comme le signe de la fragilité de sa prise sur son milieu. Faut-il arbitrer ?